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La Théorie Relative de la Monnaie (TRM), écrite par Stéphane Laborde, a suscité beaucoup d’espoir chez de nombreuses personnes qui souhaitent voir la société se transformer pour plus d’égalité, de solidarité et surtout pour répondre aux défis du 21 ème siècle : crise climatique et écologique, déclin de l’approvisionnement en pétrole.

La première application de la TRM, la Ğ1, a été créée selon les souhaits de ses fondateurs : sans structure centrale, sans pilotage. Cette caractéristique a nécessité l’implémentation d’une toile de confiance dont le développement est viral, de proche en proche.

Après trois ans de développement, la monnaie compte 2600 membres, a réussi à se faire connaître, à fédérer de nombreux ingénieurs informaticiens qui ont produit tout un eco-système de logiciels permettant de gérer la monnaie de façon complètement gratuite. On peut dire que la partie création monétaire de la Ğ1 est réussie!

Pour que la monnaie puisse circuler, il faut des utilisateurs et surtout des occasions d’achat et de vente.
Les groupes locaux, dont le but est de faire circuler la monnaie sur un territoire constatent dans leur quotidien, certaines faiblesses de la Ğ1 :
croissance trop lente de la toile de confiance : la France métropole est découpée en 96 départements que nous allons arrondir à 100 pour faciliter nos calculs. 2600 membres divisé par 100, ça donne 26 membres par département en moyenne, ce qui est insuffisant pour créer des zones d’échange dynamiques, pour fédérer des producteurs, des commerçants autour de l’usage d’une monnaie libre.
manque de participation et de coordination des utilisateurs : si les informaticiens semblent arriver à se coordonner et à prendre des décisions pour la création monétaire, les utilisateurs de monnaie libre n’ont pas d’espace pour se coordonner afin de favoriser les échanges. Pourtant, ils souhaitent échanger leurs expériences, faire des demandes d’amélioration techniques, mettre des stratégies en place pour favoriser les échanges, impliquer des producteurs, des commerçants, former des animateurs pour favoriser l’émergence d’autres groupes locaux sur le territoire, …

Afin de faire évoluer les usages, des groupes locaux se sont réunis pour créer Monnaie Libre et Transitions. Le titre en dit long : les groupes locaux se réunissent autour de la monnaie libre qu’ils jugent comme un outil important pour leurs activités locales, mais ils se réunissent aussi autour de projets pour la transition, d’où le S à la fin de transitions.
Ainsi, certains groupes ont des projets de production maraîchère pour faciliter la vente alimentaire en Ğ1. D’autres, des projets d’achats groupés pour améliorer le pouvoir d’achat des membres et favoriser en même temps le règlement d’achats en Ğ1.
Notre titre est un peu long, mais exprime bien ce que nous sommes : une Union de Groupes Locaux d’Utilisateurs qui se réunissent autour de la monnaie libre et de projets de transition.

Notre ambition est de fédérer de nombreux groupes locaux qui utilisent la Ğ1 pour avoir des échanges fructueux, favoriser l’émergence d’une monnaie libre réellement utilisée au quotidien, et favoriser des projets de transition dans lesquels la Ğ1 sera utilisée.